Ce matin du 13 juin, vers 5 h, des officiers de police ont utilisé des bombes lacrymogènes et des matraques pour empêcher des migrants – y compris des enfants – de monter à bord de canots pneumatiques à Gravelines, entre Dunkerque et Calais.
Gravelines – Sous pression croissante du Royaume-Uni, la France a intensifié ses actions pour stopper le passage de bateaux vers l’Angleterre. Cinq policiers équipés de boucliers anti-émeute et de matraques sont intervenus, se rendant jusqu’à une trentaine de mètres dans l’eau pour disperser un groupe d’environ cinquante migrants tentant d’embarquer thesun.co.uk+2thetimes.co.uk+2thesun.co.uk+2.
Des témoins sur place rapportent que :
- Une douzaine de personnes – adultes et enfants – ont été empêchées d’embarquer et renvoyées sur la plage.
- Malgré l’intervention policière, près de cinquante migrants ont réussi à monter à bord d’un canot et ont débuté la traversée du Channel.
- Les images montrent une scène chaotique, qualifiée de “troublante” et jugée inefficace par certains observateurs thetimes.co.uk.
⚖️ Contexte et enjeux
- Avec 15 212 traversées de la Manche à la mi‑2025 – soit une hausse de +33 % par rapport à 2024 – la France subit une forte pression pour endiguer cette migration thetimes.co.uk.
- Une modification législative est en cours : les forces de l’ordre pourraient bientôt recevoir l’autorisation d’intervenir jusqu’à 300 mètres en mer, bien que les restrictions du droit maritime international limitent toujours leurs actions en dehors des situations de danger immédiat pour la vie des migrants thesun.co.uk+9thetimes.co.uk+9reddit.com+9.
🎯 Ce qu’il faut retenir
- Intervention inédite en eau peu profonde pour empêcher l’embarquement.
- Usage de lacrymogènes, y compris contre des enfants.
- Résultat : une partie des migrants parvient malgré tout à traverser.
- France et Royaume‑Uni cherchent encore à définir des réponses efficaces dans le respect du droit international.
